CONTRÔLE DE L’INFORMATION : LA GUERRE EST DÉCLARÉE

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Pouvoir & Révolution numérique

L’information c’est le pouvoir, un avertissement que toute dictature naissante s’empresse de mettre en œuvre en contrôlant les médias et en persécutant des journalistes.

Dans nos démocraties, où des citoyens supposés bien informés délèguent leur souveraineté à des représentants, la tentation des pouvoirs politiques et économiques a toujours été grande d’influer sur l’information. Cette suspicion est renforcée, en France comme ailleurs, par la prise de contrôle de grands médias par des hommes d’affaires souvent proches de décideurs politiques.
Pourtant, en démocratie, le pouvoir de l’information devrait idéalement être partagé entre ceux qui la produisent, la financent, la diffusent et la consomment.

Si jusqu’à la fin des années 1990, les médias (Presse et Télévision) maîtrisent toutes les étapes de la chaîne de valeur, produisant l’information et contrôlant sa diffusion ainsi que son financement, la révolution numérique va désagrégé ce modèle. Elle a favorisé l’avènement d’un média nouveau mais fort, à savoir l’internet. Les chamboulements qu’il cause encore de nos jours ont créé de nouveaux concepts que les sociologues n’ont pas tardé à mettre en exergue. La société actuelle est une société cognitive par excellence, chaque individu consomme simultanément de l’information.

Dans le schéma médiatique traditionnel, l’information est recueillie par les agences de presse, puis les journalistes choisissent quels aspects ils souhaitent développer et quel angle adopter, en fonction des opinions défendues par leur média. La même information ne reçoit ainsi pas le même traitement d’un journal à l’autre. Sur Internet, plusieurs situations sont possibles. Tous les grands journaux d’information et d’opinion sont présents en ligne et représentent un nombre important de consultations

Cependant, seuls 16 % des adultes américains déclarent désormais avoir «beaucoup» ou «assez» confiance dans les journaux et 11 % dans les informations télévisées. En France, même si le jugement est moins sévère que l’an dernier, la perte de confiance reste toutefois une tendance de fond. Plus de la moitié des sondés (54 %) pense que, «la plupart du temps, il faut se méfier de ce que disent les médias sur les grands sujets d’actualité». Ce dérapage massif a fait réaliser aux gouvernements que les gens ne faisaient plus confiance aux médias grand public et qu’ils cherchaient les faits ailleurs, sur Internet.

L’autre révolution est l’avènement des média alternatifs qui véhiculent des informations divergentes aux médias de masse commerciaux ou étatiques. Souvent gratuits ou sans publicité, ils se présentent comme des médias citoyens différents des grands groupes de presse, à la ligne éditoriale différente, s’opposant de cette façon aux médias de masse. Ils offrent des
informations à contre-courant des tendances dominantes. Ils se situent généralement à la marge du spectre politique classique. Voilà pourquoi l’information sur Internet est souvent qualifiée d’horizontale, c’est-à-dire qu’elle relève de la transmission d’éléments entre individus. La voie hiérarchique, verticale, est désertée, c’est un autre grand bouleversement.

Toutes ces évolutions posent de sérieux problèmes aux gouvernements qui entendent garder le contrôle car ils n’ont pas la main ni sur les médias alternatifs ni sur les pratiques personnelles de milliards d’individus. Comment alors feraient-ils taire les faits et théories indésirables qui pourraient compromettre la transition en douceur vers un Nouvel Ordre Mondial annoncé ?

Entrent en jeu, de ce fait, un nouveau cadre d’organisations de «vérification des faits» et des mesures drastiques pour ramener les masses indisciplinées dans la chaîne de lavage de cerveau. Il serait présomptueux de lister en un seul court exposé tout ce que les élites mondialistes tentent pour ramener le “troupeau” dans le droit chemin. Aussi, l’auteur a choisi trois exemples typiques qui trahissent la fébrilité des mondialistes pour garder le contrôle.

©workspace.digital

Le très discret Trusted News Initiative

Vous n’avez certainement pas entendu parler du Trusted News Initiative ou TNI, et pourtant il eût été essentiel, en tant que citoyen, d’être tenu au courant de cette “entente” entre groupes de presse.

Il s’agit d’un consortium dirigé par la BBC et regroupant les sociétés d’information, de médias sociaux et de technologie les plus puissantes au monde, qui cherche à nettoyer Internet de la «désinformation». Il accomplit cette mission en faisant de son mieux pour discréditer les sites qui remettent en question le discours dominant sur des sujets tels que le confinement, les vaccins anti-Covid, la fraude électorale, la guerre en Ukraine et le changement climatique.

Fondé en Grande-Bretagne en 2019 par Jessica Cecil, une haute cadre de la BBC qui faisait partie du Forum politique de lutte contre la désinformation, il dispose d’un groupe fantôme d’«experts» convoqués par le ministère de la Culture, des Médias et des Sports pour surveiller les critiques à l’égard des politiques du gouvernement, notamment dès 2021, en réponse à la pandémie.

On constate donc qu’il existe officiellement une organisation d’ampleur internationale comprenant les principales entreprises technologiques mondiales (Google/YouTube, Facebook, Microsoft, Twitter) ainsi que les plus grands médias d’information (Agence France Presse, BBC, CBC/Radio-Canada, Union Européenne de Radio- Télévision (UER), Financial Times, The Hindu, Reuters, l’Institut Reuters pour l’étude du journalisme, le Wall Street Journal). Le but de cette organisation est officiellement de porter « LA » vérité, « SA » vérité.

TNI logo

Selon le TNI, sa première tâche était de «promouvoir la liberté et la démocratie» en empêchant l’ingérence étrangère dans les élections US de 2020. Cependant, la mission du TNI ne s’arrête pas là. Ses partisans des grandes sociétés pharmaceutiques avaient dès le départ un programme de vaccination, et le TNI a joué un rôle déterminant dans la promotion de ce programme et dans la défense de leurs intérêts financiers. En 2019 – avant que nous sachions quoi que ce soit sur les vaccins à venir – le TNI a averti que «les anti-vaccins gagnent du terrain» et que les plateformes en ligne devraient intervenir en utilisant des algorithmes pour réprimer le mouvement anti-vaccin croissant à venir.

Troublant, n’est-ce pas ? Et extrêmement choquant, puisque l’accès à l’information est considéré comme le fondement de la démocratie ; qu’il est nécessaire à la lutte contre la corruption dans la vie publique et devrait permettre à tous de protéger et de jouir de leurs droits.

Aussi, le TNI est actuellement impliqué dans un procès antitrust aux États-Unis intenté par divers éditeurs de presse indépendants qui ont accusé la BBC, Reuters, le Washington Post et le New York Times, entre autres, de conspirer avec leurs partenaires du TNI – Facebook, Twitter , LinkedIn, Google et Microsoft – pour supprimer les contenus «hérétiques» en utilisant des techniques telles que le shadow-banning, la déplateforme et la manipulation des résultats de recherche. Les plaignants soutiennent que ces sociétés de médias Traditionnelles et de grande envergure abusent de leur domination sur le marché pour empêcher les consommateurs d’abandonner leurs marques «de confiance» au profit de nouveaux arrivants en ligne. Les accusés, eux, soutiennent que leurs seules motivations sont de sauvegarder la santé publique, de protéger les élections démocratiques, de défendre l’Occident contre ses ennemis et de sauver la planète !

Toute fois, cette mise en garde, trouvée sur le site du WEF 2024, fera douter les défenseurs de la liberté : “Les degrés de confiance vont diminuer, le travail des journalistes et autres personnes essayant de diffuser des informations réelles deviendra plus difficile”… La confiance dans les informations est faible et continue de décliner, avec seulement 40 % de la population faisant confiance aux informations, tandis que les inquiétudes concernant la désinformation augmentent, avec plus de la moitié de la population s’inquiétant des “fausses nouvelles”. Ces tendances, ainsi que la diminution du nombre de personnes
s’intéressant fortement à l’actualité, dressent un tableau inquiétant du paysage médiatique. Il est clair qu’une action urgente est nécessaire pour rétablir la confiance dans l’écosystème médiatique et lutter contre la désinformation.”

Devons-nous nous attendre à une attaque en règle sur les médias alternatifs et la liberté d’expression ? Certainement.

Le phénomène Wikipédia

En 2007, Wikipédia sans pub et gratuit devient l’un des 10 sites web les plus visités au monde, un outil indispensable de notre quotidien. En 2024,“C’est devenu une intox à la botte des lobbys”, déplore son fondateur, Larry Sanger. Atterré de constater que l’encyclopédie libre et neutre qu’il a lancée en 2000 avec Freddie Sayers est devenue l’info des pouvoirs qui traque et discrédite les voix critiques. Mais c’est aussi à cette date, regrette Sanger, que Wikipedia prend un tournant politique. Ce projet, qui devait être un bastion de la transparence et de la neutralité, devient l’écho des décisions gouvernementales.

Un des nombreux logos Wikipedia

Sanger donne de nombreux exemples concrets où l’on voit que l’information sur Wikipédia est clairement biaisée. Deux exemples, pour le moins choquants :

  • Les “contributeurs”, le plus sérieusement du monde, n’hésitent pas à qualifier la médecine chinoise de ramassis de pseudo-thérapies frauduleuses qui mettraient en danger les patients, la condamnant au rang de “pseudo-science”. Étant donné l’immense et complexe histoire de la médecine chinoise, la résumer à des pratiques déviantes paraît extrêmement suspect et déplacé. C’est à se demander si BigPharma n’est pas derrière ces manipulations de l’opinion ?
  • Dans les cas des effets secondaires indésirables liés au vaccin Covid, qui ne sont plus à démontrer, les “rédacteurs” anonymes de Wikipédia ont clairement pris parti. Celui de dissimuler les effets secondaires les plus souvent attestés,
    tels les nombreux cas de péricardites et de myocardites dont font pourtant état la presse médicale et scientifique internationale. Pourquoi ?

Sanger ajoute :“ Tout le monde sait maintenant que Wikipédia a beaucoup d’influence dans le monde. Il y a donc quelque chose de très important, méchant et complexe qui se joue en coulisses pour faire dire à l’article ce que quelqu’un veut qu’il dise.”

Il existe, d’une part, des sociétés comme Wiki PR, où des rédacteurs et des éditeurs sont rémunérés pour modifier des articles. S’ils sont censés être identifiés par leur nom et dire qu’elle société ils représentent. Mais, voilà, ils ne sont pas obligés de le faire. Et il existe, d’autre part, des éditeurs payés par des sociétés externes “officielles”. Ces éditeurs sont engagés, payés non pas par Wikipédia mais par des agences tierces. Ils sont censés dire publiquement qu’ils sont payés, mais la loi ne les oblige pas. D’où l’apparition de dérives idéologiques.

Sanger a quitté Wikipédia en 2007 pour créer d’autres projets d’encyclopédies digitales libres comme Citizendum ou la Digital Universe Foundation. Il est devenu un ardent défenseur de la libre-pensée et de la transparence de l’information. En d’autres mots, une information non censurée.

Quand vous voulez vous renseigner sur un sujet, préférez-vous qu’on vous dise quoi penser ou préférez-vous avoir devant vous tous les éléments pour pouvoir vous faire vous-même votre avis ? La réponse ne fait aucun doute. Si nous voulons sauvegarder la pensée critique et la liberté d’expression, il est primordial que nous ayons toujours quelque part un canal d’informations
indépendant. Quand on lit Wikipédia aujourd’hui, on constate juste un étalage d’informations biaisées, celles qui inondent également les journaux. Une information étatique, officielle, non remise en cause, la doxa. Il faut en être conscient.

Un nouveau monde où chacun peut contribuer à lʼinformation …

Le suspect Digital Services Act européen

l“L’Internet représente une menace pour ceux qui savent et qui décident. Parce qu’il donne accès au savoir autrement que par le cursus hiérarchique.” constate en 2018 Jacques Attali. Effectivement, les plateformes non seulement détournent les internautes des supports traditionnels des médias, mais aussi prennent le contrôle de la mise en forme des contenus et ôtent toute visibilité à la hiérarchisation de l’information.

Le Digital Services Act, ou règlement sur les services numériques, est entré en vigueur le 25 août 2023. Ce règlement vise à apporter “une meilleure protection des internautes européens contre les contenus illicites, dangereux et préjudiciables, en encadrant les activités des grandes plateformes”

D’après ces concepteurs, le DSA ou loi sur les services numériques, a pour objectif principal de créer un espace numérique plus sûr au sein duquel les droits fondamentaux de tous les utilisateurs de services numériques sont protégés. Le cœur du DSA porte sur les règles de responsabilité des fournisseurs de services ainsi que leur obligation de transparence. Un devoir de
coopération imposé aux plateformes qui devraient théoriquement se voir imposer de coopérer pour retirer les contenus signalés comme haineux.

DSA logo

Mais un objectif peut en cacher un autre, depuis de nombreux mois, l’Union européenne préparait la loi sur les services numériques, visant en théorie à s’attaquer aux défis posés par les géants d’Internet, à commencer par les GAFAM dont la domination sur des pans entiers de l’économie numérique et, de là, sur l’économie tout court, représentait un danger.

Comme le note l’Ojim, l’observatoire du Journalisme en France : “L’occasion faisant le larron, l’UE trouve ici l’opportunité de limiter l’expression de qui pense autrement que la doxa bruxelloise, en particulier dans le domaine de ce que l’UE appelle la «désinformation», autrement dit la simple ré information, information ou expression d’opinions libres. Il en va de même au sujet de la «haine en ligne» puisque la nature de cette «haine» correspond exclusivement aux caractéristiques et définitions de l’idéologie au pouvoir. En clair : la nouvelle loi vise à combattre ceux que l’UE assimile à ses ennemis.”

L’Ojim ajoute avec pertinence :”Bien des questions pourraient se poser. Ainsi, la désinformation à répétition, concernant la covid-19, issue des rangs dugouvernement français à l’époque du premier confinement entrerait-elle dans le cadre de cette loi ? Assurément non puisqu’il s’agit de désinformation officielle, autrement dit de la propagande idéologique dominante ayant vocation à incarner une prétendue vérité. Cette dernière, issue de la nouvelle loi, étant censée structurer le secteur numérique pour les décennies à venir.”

Digital Services Act & verouillage de lʼinfo ?

À première vue, la volonté de contrôler le pouvoir exorbitant des GAFAM devait être une bonne nouvelle. Cependant, tout dépend de pourquoi et qui contrôler. Dans ce cas précis, l’objectif est d’empêcher que des influenceurs interviennent dans des processus tels que les élections américaines ou bien le référendum sur le Brexit.

L’objectif de la commission européenne est clairement de s’assurer que les peuples pensent, votent, s’expriment et consomment correctement. Ces nouveaux règlements présentés comme pour le bien de tous, ont beau naître discrètement, ils sont une véritable déclaration de guerre contre les libertés des européens. Et sont donc à surveiller comme l’huile sur le feu.

La tentation de la censure

Depuis la Haute Antiquité, la censure a toujours été considérée comme un moyen de réguler les mœurs et la vie politique. Le cas de censure le plus célèbre de l’Antiquité est certainement celui de Socrate, condamné à boire la ciguë car accusé d’avoir incité la jeunesse à la débauche. Et l’on sait qu’Euripide défendait déjà la liberté d’expression au IVe siècle av. notre ère.

Les choses n’ont guère changer. Aujourd’hui, lorsque des médias semblent du mauvais côté de “l’histoire” telle que les états veulent nous l’imposer, les puissants prennent des mesures de censure choquantes qui bafouent nos libertés fondamentales en matière d’information.

Cartooningforpeace.org ©Dario

Depuis des temps immémoriaux, ceux qui ont le pouvoir l’utilisent pour contrôler ceux qui n’en ont pas. Et dans le monde actuel, des élites toujours plus avides, des grands gouvernements et des grandes technologies représentent les sièges du pouvoir lorsqu’il s’agit de savoir qui est autorisé à dire quoi.

De graves menaces proférées par le WEF, lʼONU, lʼOMS, lʼUE, lʼOTAN, auxquelles nos gouvernants obéissent, pèsent quotidiennement sur la vie de milliards d’individus. Ces entités nous assènent d’avertissements, d’intimidations, de pressions, dont les médias se font échos, pour que nous rentrions dans le rang et acceptions la “doctrine”, telle qu’elles l’ont définie pour nous gouverner.

Ces tentatives agressives d’asservissement de la pensée indiquent qu’il est temps de s’éveiller pour défendre notre liberté d’accès à l’information et notre droit à la liberté d’expression.

Rejoignez-nous sur freedomtraininternational.org
Pour combattre ces tendances totalitaires et refuser la pensée unique mondialiste, restons éveillés aux dérives idéologiques dans lesquelles nous baignons, unissons nos forces.


Sources : Cahiers français, wikipédia, Vie publique, Courrier des Stratèges, The Spectator, Campus, Covidhub, WEF, OJIM…

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